Conférence décisive pour le Fonds mondial à Lyon

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Tous les trois ans, le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme doit solliciter ses bailleurs. Cette conférence de reconstitution s’est ouverte à Lyon ce mercredi 9 octobre. Objectif : mobiliser 14 milliards de dollars.

C’est un mécanisme qui remonte à 2002, et qui reste depuis loué pour ses résultats. Le Fonds mondial pour la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme peut en effet se targuer d’avoir eu un impact non négligeable contre ces épidémies. Dix-neuf millions de personnes séropositives sont ainsi sous traitement anti-rétroviral, plus de 5 millions de malades de la tuberculose sont sous traitement et ce sont plus de 131 millions de moustiquaires qui ont été distribuées dans les pays où le Fonds agit. Globalement, selon l’organisation, dans ces États, le nombre de décès provoqués par ces maladies a chuté de 40 %, ce sont ainsi 32 millions de vies qui ont été sauvées.

« Le Fonds mondial a fait ses preuves », explique Awa Marie Coll Seck, ministre d’État du Sénégal. « Pour le paludisme, les sommes distribuées par le Fonds représentent 64% de la dépense totale, et il y a eu une avancée dans tous les pays concernés : plus de moustiquaires imprégnées, l’accès aux médicaments a été facilité, l’accès aux tests rapides également … Le Fonds mondial est un outil efficace. Il faut lui donner les moyens. »

Mais malgré ces bons résultats, le chemin vers l’éradication de ces trois épidémies reste long ; chaque année plus de trois millions de personnes en meurent. Les outils médicaux existent pourtant, qu’il s’agisse de prévention ou de traitement. Mais de l’avis de tous, le plus important de ces outils n’est pas assez disponible : l’argent manque.

«Il n’y a pas de position neutre : on gagne ou on perd»

Source RFI

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