Cote d’Ivoire/Enseignement Supérieur : Le PASRES, un programme avant-gardiste dans la recherche scientifique en Côte d’Ivoire

0
37

Le Programme d’Appui Stratégique à la Recherche Scientifique (PASRES) a organisé les 22, 23 et 24 mars 2016, à l’Ecole Normale Supérieure d’Abidjan (ENS), un atelier de formation des étudiants en master 2 sur l’élaboration et la présentation d’un projet de thèse doctorale.

Cet atelier de renforcement des capacités de 25 jeunes chercheurs de l’UFR Biosciences de l’Université Félix Houphouët Boigny (UFHB) vise à en croire Dr Sangaré Yaya, Secrétaire Exécutif du PASRES, à assurer une relève de qualité du capital humain des centres de recherche  et « aider nos pays sous développés à progresser plus rapidement sur la voie de l’émergence économique ».

Au nom de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Professeur Kati-Coulibaly Séraphin, Directeur Général de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique, s’est réjoui du soutien incommensurable du  PASRES  aux efforts du gouvernement.

En réalité, cette formation du 22 mars dernier n’est qu’une goutte d’eau dans la myriade d’actions de développement instiguées ou soutenues par le PASRES. Crée en 2008, ce programme ivoiro-suisse a accompagné quantité de projets de recherche visant à réduire la pauvreté dans notre société.

Outre les séances de formation purement académiques (séminaires de renforcement en rédaction d’articles scientifiques, d’élaboration de projet de thèse), le PASRES soutient par des bourses et autres allocations financières des chercheurs et institutions de recherche.

Dans un contexte de restructuration et de modernisation de l’enseignement supérieur en Côte d’Ivoire, le PASRES fait office de partenaire de choix de toute la communauté universitaire, car ce programme prend en compte à la fois les apprenants et les enseignants.

La prégnance et la régularité des activités du PASRES dans les universités et grandes écoles publiques ivoiriennes comblent un pan de la formation universitaire largement marginalisé au profit des seuls cours magistraux et de travaux pratiques et dirigés, celui des séminaires, conférences et colloques scientifiques.

La recherche action ou encore la dimension praxis de ce programme mérite d’être soulignée. Pour preuve, l’employabilité des diplômés est une préoccupation à laquelle le PASRES s’est proposé de réfléchir en initiant des sessions de formation en entreprenariat de jeunes doctorants.

L’organisation de la conférence sur les causes et les conséquences des crises électorales à l’aube de la présidentielle ivoirienne du 25 octobre 2015 ou encore celle sur la question des conflits entre agriculteurs et éleveurs organisée la même année à l’Université Peleforo Gon Coulibaly de Korhogo.

Cette problématique se pose davantage avec acuité dans le paysage urbain et rural de la Côte d’Ivoire en regard aux violents affrontements de Bouna du 24 mars dernier, soldés par une vingtaine de victimes en sont une illustration parfaite.

Le partenariat entre la Côte d’Ivoire et  la fédération helvétique à travers le PASRES mérite d’être renforcé dans la durée. Il appartient aux autorités ivoiriennes (gouvernement et universités) de multiplier ces relations bilatérales par des programmes à l’image du PASRES.

L’investissement dans la recherche est le véritable gage du décollage économique durable des Etats. La Côte d’Ivoire peut, en insistant sur la formation de son vivier universitaire, mieux amorcer le virage du développement endogène.

En attendant d’autres programmes réalistes, concrets et ambitieux de la trempe du PASRES, les étudiants, enseignants et chercheurs de Côte d’Ivoire  tirent le meilleur profit des services de cette structure, et ce depuis 8 ans.

COULIBALY Aboub           akar (diaspotv.info)

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici